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Time in India


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12 juin 2005

Power Flower

Samedi soir, soirée Power Flower chez un ami, Marcin, organisée avec l’incontournable Isaure. Après la soirée ‘Putes et macs’ organisée par Marcin en septembre 2004, cette dernière a encore tenu toutes ses promesses. Sous l’influence de musiques indiennes, de Franky Vincent ou de The Full Monthy et au final si peu de l’alcool !, le cocktail était suffisant pour nous sentir enivrés par un  parfum ‘Peace and Love ». Anne-Gael et moi, avons eu l’heureuse surprise de nous retrouver sous les feux des applaudissements pour nos anniversaires, 30 ans tous les deux à quelques jours d’intervalles.

Quelques heures auparavant, nous avons organisé l’enterrement de vie de garçon de Marcin, qui s’est, en fait, marié le week-end précédent à Londres avec Nirpal (qu’il a rencontré, pour la petite histoire, au Lhodi Garden, le jardin des amoureux de New Delhi) ainsi que de Xav et Marcie qui se marient le week-end du 25 Juin à Lyon et qui le fêteront aussi à Shanghai au mois d’octobre prochain et auquel je compte bien assister. En tout cas, la tendance, c’est le mariage interculturel !

Enfin, ce que je peux vous dire, c’est que nous nous sommes bien amusés en les déguisant respectivement en Sâdhu, Shiva et en sari et en leur organisant un petit rallye dans New Delhi (courses d’auto-rickshaw, régal de Gulab Jamun, sucreries indiennes en forme de boulettes, concours de danse Punjabi,…sans oublier quelques petits verres de pastis sur le parcours !).

Et pour tout ça, encore une fois, il faut surtout remercier une personne, qui se reconnaîtra, pour son dévouement envers les autres. Sans elle et son esprit d’initiative et son envie de communion avec ses amis, la vie à New Delhi serait beaucoup moins enthousiasmante.

Quelques photos sont en ligne.

08 juin 2005

Mussoorie, un bol d'air frais

Uttaranchal La chaleur torride de Delhi où il fait plus de 40 degrés depuis plus de 3 semaines nous a amenés à partir dans la région montagneuse du nord de l’Inde pour prendre le frais.  Parti en voiture de Delhi le vendredi soir, avec mes amis Isaure, Etienne, Mat et Guillaume, nous sommes arrivés, après 6h de trajet de voiture épuisant, dans la capitale de l’Etat de l’Uttaranchal, Dehra Dun. Dans cet Etat coule de nombreuses rivières sacrées de l’Hindouisme et est tout nouveau puisqu’il a été créé en l’an 2000 après s’être désolidarisé de l’Uttar Pradesh suite à des enjeux politiques.

Après 1h30 de route le lendemain matin, nous avons atteint notre destination finale : Mussoorie, petite station de montagne à 2000 m d’altitude qui accueille de nombreux habitants de Delhi qui recherchent comme nous un peu de frais. Img_2192 Cette station a en fait été créée par les colons britanniques en 1823 qui venaient ici pour fuir les mois caniculaires de mai et juin. Cette ville n’est pas du tout la station charmante de nos montagnes alpines : les nombreux magasins qui la composent en font une destination très, disons trop, touristique. Mais aux alentours, il y a largement de quoi satisfaire nos poumons, notre cerveau et nos yeux !

Gcg03_2124_mussoorie_himalaya_view Surtout le lendemain, nous irons à 1h de route tortueuse mais au paysage somptueux à Dhanolti. Nous grimperons même à pied 2kms d’un chemin à 50% !!(bien sûr j’exagère mais vraiment, je suis arrivé exténué au sommet) jusqu’à 3000 m pour visiter le temple hindou Surkhanda Devi. Malheureusement, nous n’avons pas été récompensés de nos efforts : les nuages nous ont empêchés de contempler la chaîne himalayenne avec ses jolis pics enneigés.

C’était un week-end bien sympathique mais éprouvant: la conduite de nuit a été un véritable calvaire avec les chauffards qui gardaient constamment leurs pleins phares, roulaient en sens inverse, les dos d’âne invisibles, etc… il faut le voir pour le croire, vraiment stressant.

28 mai 2005

Le sultanat d'Oman

Oman De retour du Sultanat d’Oman où j’ai passé quelques jours! Pour ceux qui ne savent pas où c’est, comme moi il y a peu de temps, ce petit pays de 3 millions d’habitants se situe dans la partie sud-est de la péninsule arabique, à l’Est de l’Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis. J’ai assisté à Mascate, la capitale, au séminaire des Correspondants Informatiques Locaux dont je fais partie à la Mission Economique de New Delhi. Grossièrement, j’assiste mon pote Marcin qui est l’informaticien de la zone Asie du Sud pour résoudre les problèmes informatiques de la Mission Economique. Et je peux vous dire qu’il y en a : les équipements sont mis à rude épreuve avec les coupures d’électricité ! Mais il s’agit aussi de gérer les relations avec les fournisseurs, assurer la sauvegarde de nos données, former les utilisateurs aux outils de travail informatiques, etc…Travail bénévole !!

Muttrahfortview Premier constat en arrivant : la propreté, quel contraste avec l’Inde ! Et quelle modernité ! En roulant de l’aéroport à l’hôtel dans un gros van Chrysler avec un panorama très montagneux, je suis véritablement surpris par leur réseau routier. Des concessionnaires Porsche, BMW, Mercedes défilent sous mes yeux. C’est sûr, il y a de l’argent dans ce pays ! Et oui, il faut dire que le pétrole, ça rapporte.  Mais la découverte de cette manne est en fait toute récente puisqu’elle date des années 70 avec l’arrivée au pouvoir de sa Majesté le sultan Qabous bin Said.

Oman Et puis, il fait aussi chaud qu’à New Delhi, plus de 40 degrés alors la visite du désert omanais, ce sera pour une autre fois. Donc, premier réflexe, la piscine et un bain dans le golfe d’Oman, bien salé et chaud ! Pour les femmes, attention aux regards insistants de l’importante population masculine locale, la plupart étant habillés très traditionnellement, portant une soutane blanche et un Khanjar, le poignard omanais.Images_1

Malheureusement, je n’ai pas eu le temps d’aller visiter les wadis (oasis) dans le sud du pays ou d’aller admirer les Dhows ou boutres omanais, navires traditionnels omanais construits à Sur. Je me contenterai d’aller faire du snorkeling au Oman Dive Center avec une collègue pour apprécier les magnifiques fonds omanais et sa faune aquatique. Avis aux plongeurs, le site est recommandé !

Nous dégusterons de la très bonne nourriture omanaise pendant ces 3 jours et beaucoup seront réjouis de fumer la Shisha avant ou après le repas.

Souk1 Enfin, la dernière après-midi libre, nous visiterons la corniche de laquelle on peut contempler les anciens forts ou tourelles portugaises le long de le côte mais aussi le palais du Sultan, le musée Bait Al Zubair qui contient une collection d’anciens costumes et d’armes anciennes, et, le souk de Mutrah dans lequel on trouve de nombreuses pièces en argent.

Malheureusement, je n’aurai pas eu le privilège de visiter tôt le matin même la Grande Mosquée Sulatn Qabous pour des raisons extra-professionnelles : la nuit a été trop courte ayant fait la fête et trempette dans la mer omanaise jusque tard dans la nuit !!!Albustan

Je vous passe les péripeties de notre retour à Delhi avec Marcin où l'on a dû, suite à un retard annoncé de plus de 6h de notre avion initial, rapidement trouver un autre vol qui faisait escale à Dubai en pleine nuit, pour arriver à Delhi dans la matinée afin que Marcin ne rate pas son vol le soir même pour aller se marier à Londres!!

Comme d'habitude, les photos sont en ligne dans le bandeau de gauche.

08 mai 2005

Allez Oust, Holy Cow!

20050503t154644z_01_nootr_rtrjonp_2_indi Décision historique de la Cour Suprême le 28 avril: la Municipalité de New Delhi avait 7 jours pour se débarrasser de ses vaches et buffles, estimés à plus de 35000. Armés de lassos, les cow-boys indiens n'ont semble t'il pas eu les moyens et le temps nécessaire de respecter la date limite. Pas vraiment de quoi être étonné, non?! Mes chers amis texans auraient au moins pu venir les aider!!

Quelque part, je trouve ça un peu dommage, ça faisait clairement parti du charme de cette ville. Mais bon, c'est vrai qu'en voiture, c'était parfois dangereux, on ne comptait plus les embouteillages ou les accidents, surtout la nuit. Ceci dit, on aurait peut-être pu les équiper d'autocollants fluorescents!!

Pour remédier définitivement à ce fléau, les autorités pensent implanter des puces électroniques dans les vaches pour pister leur propriétaire!! Entre nous, pipo, je pense!

Img_1187J'avais trouvé ça plutôt drôle il y a quelques temps de retrouver ma voiture encerclée par 2 vaches!

Un autre fléau sévit parait'il: les singes qui voleraient des médicaments dans les hôpitaux, des dossiers dans les bureaux et attaqueraient les passants. Mais les attraper est trop difficile et la stérilisation trop coûteuse. A suivre...!

05 mai 2005

Piriac sur Mer

Piriac_sur_mer005_4   

Je viens de découvir un site vraiment chouette, surtout pour les amoureux de la mer! France Vue sur Mer . Le nom du site est assez explicite pour que je ne vous détaille pas ce qu'il y a dedans!! Sur la photo ci-jointe, on peut donc voir, en bas à gauche du S, la maison de vacances de mes parents, au lieu-dit Le Boudicois, où j'ai passé et où je passe encore mes vacances d'été. Autant vous dire que j'adore y retourner pour retrouver ma famille et mes amis, me goinfrer de fruits de mer et me prendre un p'tit apéro au Transat Café. Je suis assez fier que ce village ait su préserver son charme face aux vagues de touristes! Venez le visiter!

02 mai 2005

Ali au pays des Moghols!

Img_2125_2_1 Petit week-end sympathique en compagnie d’amis de ma sœur et son copain. Ali est un médecin aux urgences de l’Hôpital d’Ambroise- Paré à Paris. Il est venu en vacances en famille à Delhi mais aussi pour lancer des projets humanitaires, notamment dans un dispensaire d’un bidonville de Delhi. Il connaît bien l’Inde et a, en début d’année, fait une mission Tsunami dans le sud de l’Inde avec l’Ordre de Malte. Cf. lien internet. http://www.ordredemaltefrance.org/pdf/h113-special-asie.pdf

Outre son grand projet de lancer une force d’Urgences internationale dans le cadre de l’ONU pour intervenir si possible en moins de 48h sur les grandes catastrophes mondiales (il a déjà créé USF, Urgences Sans Frontières), il regorge de bonnes idées à plus petite échelle, notamment pour améliorer l’hygiène des indiens, une des premières causes de transmission des maladies ou pour enseigner aux médecins indiens les techniques de soins d’urgence utilisées en France. Img_2123_2_1Le financement et la connaissance du système hospitalier indien sont bien-sûr les principales barrières à franchir. Je

vais essayer de l’aider : Ali est un homme au grand cœur. C’est un plaisir de discuter avec lui comme hier soir jusqu'à pas d'heure: en tout cas, on est bien d’accord, il faut créer, réaliser ses projets...,c’est ça qui est motivant dans la Vie. Et c'est encore mieux si c'est au services des autres.

On a visité ensemble le tombeau de l’empereur Moghol Humayun dans le quartier musulman de Delhi, Nizamudin, que sa femme lui a construit. Ce tombeau ressemble à un mausolée persan. Ali est d’origine iranienne, c’était donc très

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intéressant de visiter ce site avec lui lorsqu’il notamment décryptait les écritures

sur les tombeaux. Ce tombeau ressemble aussi beaucoup au Taj Mahal : il aurait servi comme modèle car il a été érigé au 16ème siècle alors que le Taj Mahal a été construit de 1631 à 1653. 

 

28 avril 2005

30 ans!!

First, encore Merci aux quelques-uns qui me l'ont fêté...cela diminue d'année en année ;-))!. C'est vrai que je suis un peu fautif, l'éloignement n'est pas la meilleure option pour conserver de solides liens d'amitié. Va peut-être falloir que je pense à rentrer au pays! J'espère que ce blog permettra de nous rapprocher ou au moins de ne pas trop nous distancer. En tout cas, sachez que vos emails et appels sont les bienvenus, j'en ai besoin.

En tout cas, 30 ans, ça mérite un bilan, non?!

Si Je me réfère à cet alphabet de la Vie:

Amour: pas encore le grand mais celui de ma famille et de mes amis, lesquels comptent plus que tout à mes yeux; Baiser : vous pouvez toujours m'en envoyer par la pensée ; Céleste : les huîtres après une overdose de plats indiens ; Danse : en cours d’apprentissage de la Bollywood Dance ; Eldorado : pas encore La_vie_de_a_ztrouvé ;Femme : Où es-tu ?; Galère : pas vraiment, j’ai bien surfé sur la vague de la Vie pour le moment, je suis même plutôt chanceux, je suis encore vivant ; Homme : oui, oui, j'ai vérifié, c bon!!; Ile : Mayereau dans les Grenadines ; Jardin : Lodhi garden à New Delhi, le jardin des amoureux ; Kilomètres : je me demande combien il m'en reste à parcourir; Libre : je le suis, je le souhaite aux autres; Monde : j’espère que je découvrirai encore plein de nouveaux pays, cultures, pas mieux pour s'ouvrir l'esprit ; Naissance : Zéro mais objectif 3 mais révisable!!; Océan : Atlantique avec ses belles tempêtes sur les côtes de Bretagne ; Passion : la photographie depuis peu mais pas non plus l’ambition de devenir Tyler Hicks !; Qui ?: celle qui se sentira troublée par mon regard !; Rêve : d’avoir le pouvoir de créer un monde empreint de plus d’humanité; Spaghettis : celle  qui relie la belle et le clochard ; Trésor : cf. qui ? pas encore découvert; Universel : l’Amour; Valise : j’ai ce qu’il faut; Western : Texas, of course mais j’ai assez donné ; XXX : X; Yoga : pas trop envie de m’y mettre ; Zen : mon état d’esprit actuel, je relativise !

25 avril 2005

Rajasthan Tour & Varanasi

De retour de 15 jours de vacances…pas de tout repos mais un voyage inoubliable au cœur du Rajasthan et dans la ville spirituelle de l’Inde, j’ai bien-sûr nommé Varanasi, plus connue sous le nom de Bénares. C’était mes premières vacances depuis mon arrivée à New Delhi, je dois dire que ça m’a fait un bien fou de déconnecter du travail, et aussi mes premières vacances en compagnie d’Anne-Sylvaine, amie journaliste de France rencontrée à Houston lors d’un reportage sur Enron, la faillite qui ébranla l’Amérique et d’Enron, pour reprendre le titre du livre qu’elle a co-écrit. Je la remercie encore d’avoir bien voulu être la première à me rendre visite pour découvrir ensemble les richesses de ce pays. J’espère que d’autres suivront vite l’exemple de cette grande voyageuse. Ne soyez pas frileux. Les parfois difficiles conditions de voyage sont largement compensées par la beauté des paysages et les captivantes histoires de lutte entre Rajputs et Moghols: les somptueux palais et forts vous font respectivement rêver la nuit d’être un maharadjah ou un guerrier rajput.

Première étape, Jaisalmer que l’on a rejoint après une vingtaine d’heure de train de nuit. Plantée au milieu du désert de Thar, non, la forteresse qui surplombe la ville n’est pas un mirage. C’est un véritable havre de paix car son éloignement fait qu’il n’y avait pas beaucoup de touristes à s’aventurer jusqu’ici et sa petite taille la rend très intime. On logeait dans une haveli de la forteresse avec une vue splendide sur les remparts et le désert. Pour la petite histoire, Jaisalmer s’est développée grâce au commerce d’épices et d’opium entre l’Inde et l’Asie centrale mais qui a pris fin lors de la partition entre l’Inde et le Pakistan. Jaisalmer, c’est aussi des rencontres : Manish, le bel étalon indien, businessman de textiles vers l’Italie, redoutable dragueur à l’italienne et qui rêve de rencontrer une européenne, hein AS ?!!! C’est aussi la rencontre de Rose, anglaise, partie depuis plus d’1 an en Australie et Nouvelle-Zélande mais complètement paumée, on l’a surnommé « I forgot » eu égard aux réponses qu’elle donnait à nos questions !! Il y a eu aussi Mc Cormack, Irlandais, en partance pour 1 an de tour du monde et qui faisait sa première escale en Inde, sympa et que l’on a aussi retrouvé à Jodhpur mais mon verdict: pas encore paumé!! J’allais oublier Bert, l’autrichien, proche de péter un plomb, va t’il survivre en Inde? Il y avait aussi ce couple de français, au chômage, l’Inde était donc la destination cheap qui leur permettait de partir plus 2 ou 3 mois. Je ne sais pas si c’est particulier aux français mais ils étaient empreints de certitudes sur l’Inde, à mon sens, injustifiées : déconcertant. Sur le quai de la gare, nous avons aussi rencontré un indien, footballeur dans l’armée, originaire de l’Etat de Manipur dans le Nord-Est de l’Inde donc très typé chinois et rigolo avec son cheveu sur la langue.

Deuxième escale, Jodhpur, beaucoup de personnes semblaient déçus par cette ville, on a été agréablement surpris. Il faut dire qu’en arrivant à 5h du mat par le train de nuit, on ne s’est pas trop fait embêter par les rabatteurs. Surtout, on a pu découvrir en ville, une fabrication de bonbons dans la plus pure  tradition et on a aussi été accueilli dans une maison où la famille était plus qu’heureuse d’être prise en photo avec nous : il ne reste plus qu’à leur envoyer les photos !C’est d’ailleurs un de leur hobby favori : sur l’ensemble du voyage, environ 5/6 photos à envoyer. La visite du Fort de Merhrangarh est obligatoire : outre les infos intéressantes du guide audio, la vue sur la ville bleue est splendide. Pourquoi les maisons sont-elles bleues me direz-vous !! Traditionnellement, elle permettait de reconnaître les maisons des brahmanes. Aujourd’hui, puisque les castes n’existent plus (en théorie !!), la couleur est paraît-il plus rafraîchissante et c vrai qu’il fait chaud dans le Rajasthan !! Et surtout, elle chasserait  les moustiques…Pour ceux qui redoutent les moustiques en France, je n’ai qu’un seul conseil : A vos pinceaux !!

Troisième étape, départ en voiture, avec notre chauffeur qui pue des pieds !!, de Jodhpur pour rejoindre Udaipur, la ville blanche. Après s’être vu mourir 3 ou 4 fois pendant le trajet, nous visiterons le plus grand temple Jain d’Inde à Ranakpur (de belles sculptures mais c’est tout. Pour info, le Jainisme est une religion qui prône la non violence, une de leurs règles est de ne tuer aucun être vivant, pas même une fourmi, pas facile, certains balaieraient devant eux !!) et le fort de Kumbhalgarh (alors là, on doit avouer qu’après une balade dans la campagne à regarder les paysans battre le foin, les buffles tourner les roues des puits, tomber devant cette forteresse nous a littéralement impressionné. Gigantesque est le mot adéquate. C’est d’ailleurs la deuxième plus grande forteresse après celle de Chittorgarh).

Udaipur, la ville blanche. C’est LA ville romantique en Inde. C’est vrai que les petites rues la rendent charmante et c’est très paisible. Dommage que le lac Pichola soit asséché car, pour sûr, voir le Lake Palace Hôtel immergé au milieu de ce lac doit être magnifique mais c’est quand-même très joli. Cette escale est fort bien tombée pour nous reposer un peu car mine de rien, avec la chaleur, les trajets et visites sont rapidement épuisantes. On s’est aussi fait plaisir en allant dîner dans un très beau palais, Shiv Viwas Palace Hotel. Assez drôle, la plupart des bars et restaurants diffusent à 19h pétante le film Octopussy car certaines scène ont été tournées ici-même. Notre grande chance aura été d’être dans cette ville au moment du Festival de Gangaur : un superbe spectacle de couleurs où femmes mariés et jeunes filles, habillées de leurs plus beaux saris, vénèrent la déesse Parvati, les premières priant pour une belle vie conjugale et les secondes pour trouver un mari. A noter que AS n'a pas beaucoup apprécié l'architecture du City Palace mais son approche photographique de ce palace, assez originale, mérite prochainement la première expo sur ce blog de l'Art Sylvainien!!

Après moultes tergiversations sur notre prochaine destination, l’absence de train au départ d’Udaipur nous oblige à aller à Chittorgarh en bus. Et ce sera une belle surprise, simplement parce que cette forteresse est, elle aussi, très impressionnante avec à l’intérieur une très belle tour de la Victoire et aussi parce que ce site est en dehors du circuit touristique : nous n’avons quasiment rencontré que des indiens. Dans l’histoire, les forteresses se sont faites envahir, 3 fois pour Chittorgarh. La première fois à Chittorgarh, l’histoire raconte que le sultan de Delhi aurait vu dans le lac via un miroir la splendeur de la femme du Rajput qui régnait à Chittorgarh et aurait ainsi décidé de la capturer. Attaqués et sur le point d’être battus, les Rajputs, par tradition ne se laissent pas emprisonner, les hommes combattent jusqu’au dernier et leurs femmes, parées de leurs plus beaux atours, organisent un suicide collectif par le feu, appelé Jauhar.

Notre voyage se poursuit par la visite de Jaipur. C’est sûrement la ville que l’on aura le moins aimé, peut-être trop bruyante par aux villes visitées précédemment et il faisait très chaud. Cela m’aura d’ailleurs valu une insolation lors de la visite du palace d’Amber à une dizaine de kms de Jaipur. Bon, je suis un peu beaucoup fautif, je ne m’étais pas protégé malgré les avertissements de ma chère AS. Encore une fois, ce palace est superbe mais étant donné la quantité de touristes, mendiants et rabatteurs sont aussi fortement présents. A voir aussi, le palais des Vents qui dispose d’une belle façade, derrière les femmes du harem pouvaient observer la rue sans être vues. Pour nous reposer, nous n’avons pas multiplié les visites : outre, l’observatoire qui dispose d’étranges et immenses instruments astrologiques, nous avons préféré passer la demi-journée au frais et à écouter de la musique indienne dans le petit musée des turbans. Rencontre sympa avec un couple du Sud-ouest de la France à la recherche en Inde de leur prochain stock de vêtements pour les vendre sur le marché cet été en France. Verdict : des difficultés pour trouver leur bonheur, ils devaient repartir en Thaïlande où semble t’il la qualité est meilleure.

Puis, nos chemins se sont séparés : AS est partie visiter Agra et Fatephur Sikri et moi, je suis rentré à Delhi. Deux jours plus tard, nous repartons de Delhi pour Bénarès. Franchement, je m’attendais à une ville grouillante de monde, bruyante,…en fait, une fois sortie de la vieille ville, le calme régnant le long des berges du Gange, fleuve sacré mais aussi le plus pollué du monde, m’a étonné. Mais il est vrai que cette ville est déstabilisante. Tout d’abord, il y a les crémations, de nombreux hindous viennent mourir à Bénarès. Brûlés sur les bûchers, ils espèrent que Shiva les fera sortir du cercle des renaissances et accèderont ainsi au Nirvana. Désolé, je passe tout le rituel autour de la crémation, un peu trop long à raconter mais c’est en tout cas un moment très fort. Pour la petite histoire, j’ai réussi à me faire embobiner par notre guide improvisé sur place : après ces très intéressantes explications, en gros, il a réussi à me faire croire que certaines personnes n’avaient pas les moyens de se payer les quelques kilos de bois nécessaires à la crémation et que je pouvais donner de l’argent à une vieille dame qui s’occupe de l’hospice. Après avoir donné 100 Rs, on a appris que c’était une arnaque. Mais bon, Alex ou Charlotte se seront pas étonnées après ma fameuse histoire de livres achetés à Montparnasse il y a quelques années !!

Puis, le lendemain au petit matin, petit promenade en barque le long des ghâts pour regarder au lever de soleil ces milliers d’indiens qui viennent faire leurs ablutions dans le Gange. C’était ‘beau’, AS comprendra !! Ils doivent prononcer le mantra, s’immerger 3 fois de suite et enfin boire une gorgée d’eau du Gange. Lors de cette jolie promenade, nous croiserons un corps flottant picoré par des corbeaux. En effet, certains corps sont directement immergés dans le Gange comme les nouveaux-nés, malades de la variole, accidentés,…

Tous ces rites témoignent de l’importance des croyances religieuses dans ce pays. La spiritualité est vécue à Bénarès à l’extrême. 

Notons aussi la rencontre sympathique de Julien, le premier voyageur rencontré depuis le départ qui m’est apparu avoir la tête sur les épaules. Etudiant en médecine en 5ème année, il a décidé de prendre 6 mois sabbatiques car une fois engagé dans l’Internat, il ne lui sera plus trop possible de prendre autant de temps pour voyager.

Nous avons aussi rencontré à Bénarès un photographe professionnel du New-York Times qui, après quelques recherches sur le net, s’est révélé être très connu puisqu’il a suivi pour ce journal la guerre en Irak et en Afghanistan. Cf. Liens internet ci-après. J’imagine que je ne dois pas être le seul à rêver de faire son métier…dans ma prochaine vie.

http://www.dailyfreepress.com/news/2003/11/07/News/Hicks.Shares.Iraq.Pics-552055.shtml

http://www.digitaljournalist.org/issue0305/th01.html

http://archives.theconnection.org/archive/2001/12/1206b.shtml

http://search.barnesandnoble.com/booksearch/isbnInquiry.asp?userid=k94pq7OB0a&isbn=1884167446&itm=6

Retour au bercail bien fatigué après 2 trains de nuit et quelques problèmes d’estomacs en ce qui me concerne et donc quelques kilos en moins !!!!!Il ne reste plus grand chose !! C'était aussi plaisant de rencontrer dans le train de retour un jeune indien, originaire d’un petit village à coté de Bénarès et qui partait visiter pour la première fois Delhi.

Img_2138Départ d’Anne-Sylvaine après qu’elle m’ait invité dans un des meilleurs restos de Delhi, la Route des Epices à l’Hôtel Imperial: visiblement les épices ne nous ont pas réussi puisque j’étais malade le lendemain et elle avait des maux de ventre. Comme quoi, manger dans les petits restos indiens peut être aussi bon.

Hormis cette fin épicée, notre aventure aura été riche d’enseignements et s’est déroulée dans une entente parfaite. Un bonheur. Le petit Ganesh que m’a offert Anne-Sylvaine devait veiller sur nous !!

Les photos de notre aventure sont en ligne dans le bandeau de gauche.

29 mars 2005

Holi Taj Mahal!

Pendant le festival d'Holi, 26 mars, qui célèbre l'arrivée du Printemps, je suis allé avec une collègue de France visiter Agra et donc bien-sûr le Taj Mahal, 7 mois après mon arrivée en Inde!!! alors que ce n'est qu'à 3 heures de train...tout simplement parce que je savais que je le ferai tôt ou tard lors de visites d'amis français. Et bien, oui, même s'il a fallu se réveiller à 6h du mat pour le contempler au lever du jour, ça vaut son pesant d'or. C'est vraiment impressionant. Pour rappel, ce mausolée a été construit par l'empereur Shah Jahan pour rendre hommage à sa compagne décédée. Belle preuve d'amour, non?!

Visite aussi du Fort rouge, palais d'empereurs moghols. Gigantesque et superbe vue sur le Taj Mahal.

Visite aussi de la citadelle de Fathepur Sikri à 1h d'Agra, construite par l'empereur Akbar. Très belle architecture.

Img_1192 Nous avons aussi fété Holi avant de partir d'Agra: la tradition veut que l'on se jette des poudres ou de l'eau colorée. Donc bien entendu, mieux vaut ne pas être bien habillé. On la fait traquillement avec des amis indiens chez eux en s'aspergeant de couleurs et en se souhaitant un Happy Holi. Il paraît que dans la rue cela peut dégénerer, certaines personnes utiliseraient de l'acide et dans certains quartiers, cela pourrait même devenir violent. Pas vu mais bon on a été prudent en ne sortant pas dans la matinée à l'apothéose de la fête.

Holifoto Ceci dit, nous nous sommes faits surprendre le dimanche soir dans le train du retour à Delhi, par un jet d'eau colorée provenant de l'extérieur du train à notre départ de la gare d'Agra: à croire que l'on était visé car quasiment seul notre compartiment a reçu ce jet. On était quasi repeints des pieds à la tête!! Amusant!

21 mars 2005

Paré à virer

Encore merci mon petit piou piou pour cette balade en mer. Ci-joint les photos. Enfin, quand je dis balade, pas exactement...disons plutôt un véritable entraînement pour de futures régates. Ce n'est pas encore ça au niveau précision et rapidité d'execution des manoeuvres mais je suis sûr qu'Aurique sera rapidement doté d'un équipage performant. Dommage que je ne puisse pas en faire parti mais je suis toujours partant pour une petite virée lors de mes prochains retours en France. Bizz

06 mars 2005

Ca me suffit!

Concert international de musique Sufi samedi 5 mars. Le concert avait lieu dans un endroit magique, le tombeau d'Humayun, empereur moghol. La musique et les chants étaient mélodieux. Allongé dans le jardin avec comme décor la nuit étoilée, c'était apaisant et encouragait notre esprit à l'imagination. Ceci dit, à la longue, c'était un peu redondant voire même somnolant.

Ci-joint quelques photos et ci-après quelques commentaires de la presse sur cette musique:

"Sufism is that platform, Sufism is that secret of life, Sufism is that light which acts as a balm for humanity. It brings all together, it is above all caste, creed, religions and nations and it leads us to a new light where one is showered in ecstasy, one becomes one with Allah, with God"

The very fact that you see years after year people from different countries coming and performing here and essentially performing in languages which are not understood but the message of the music, the Sufi message of universal love is very much understood"

Not bound by any particular religious belief, Sufism is a philosophy that glorifies every religion as the path to righteousness. It gives precedence to love for humanity above everything else.

Internationally, the greatest influence of Sufi music has been on Iran. It also found acceptance in Turkey, Sudan and even Israel. At every place it created its own separate order by intermingling with the local culture and using local dialect to spread its message.

04 mars 2005

Vive la France!

Salut les Amis,

Je voulais juste vous dire que je serai de retour dans mon beau mais glacial pays jeudi 10 mars et repartirai sous le soleil indien le 20 mars. Ce ne sera pas des vacances dans tous les sens du terme car, d'une part, je rentre pour le travail et d'autre part, je viens d'apprendre que jeudi 10 il y aura un mouvement de grève en France ;-) autant dire que ce n'est pas gagné pour mes rendez-vous professionnels jeudi...en espérant qu'il n'y ait pas de grève des bagagistes à l'aéroport ;-).

Storyindiatrainstrikeaf1 En Inde aussi ils leur arrivent de faire grève...et pas des petites au regard de l'article ci-joint (http://www.lariposte.com/18/inde.htm). Ceci dit depuis que je suis là, je n'en ai vécu qu'une seule: les autorickshaws avaient fait grève suite à l'application d'une nouvelle taxe...c'était assez étrange de voir cette ville sans ces milliers de rickshaws! 

En espérant voir le plus d'entre vous même si mon emploi du temps en semaine est bien chargé et que je rentre à Piriac sur mer voir ma chère famille le week-end du 12 mars.

Je vous embrasse.

Stéven

24 février 2005

Miam Miam

On me demande souvent ce que je mange ici…certains, j’imagine, doivent s’inquiéter de me voir maigrir !! Et comme je ne pèse déjà pas bien lourd ! Et bien rassurez-vous…paradoxalement, alors qu’au pays des hamburgers je n’ai pas pris un seul kg, autant en Inde, même si les plats ne sont pas aussi fournis, ils sont assez gras (ils ne lésinent pas sur  l’huile !)…tous les espoirs sont donc permis pour me voire grossir de 5 ou 10…grammes !

Forcément, on trouve ici beaucoup de cuisine végétarienne. Quand à la cuisine non végétarienne, elle se compose principalement de poulet, mouton ou chèvre (pour ce dernier, ce n’est pas mauvais mais ça n’a aucun goût et c’est très caoutchouteux). La cuisine est évidemment très pimentée, ce qui à petite dose, n’est pas pour me déplaire! J’ai d’ailleurs récemment appris que le piment vient originellement d’Amérique du Sud. Il est ensuite arrivé en Europe grâce aux explorateurs espagnols au 15ème siècle puis a été introduit en Inde et en Asie du Sud-Est.

ThaliOn trouve souvent dans les restos indiens de rue, des thalis, sorte de plateau-repas composé de riz, de dal, de curry de légumes et de pain (naan, roti ou chapati). Pour ce dernier, il s’agit seulement d’une galette de farine mélangée à de l’eau et cuite sur une plaque. Assez facile à préparer…c’est typiquement ce que nous mangions lors de notre safari dans le désert de Thar.

Le dal, c’est simplement une petite soupe de lentilles, mais vraiment délicieux. Le biryani est un plat de riz au safran…le tandoori, de la viande macéré dans du yaourt épicé…le paneer, du fromage frais (rien à voir avec nos roqueforts, etc…) mélangé avec diverses sauces…les dosais sont des crêpes de farine de lentilles que l’on mange avec des légumes, etc…c’est simple mais savoureux. Quant aux poissons, seulement l’hiver, la chaîne du froid n’étant pas respectée pendant les fortes chaleurs.

Ceci dit, on peut manger à Delhi quasiment toutes les cuisines du monde et à tous les prix. Les grands hôtels de Delhi recèlent souvent les meilleures adresses mais on trouve aussi des restos avec beaucoup de charme dans des lieux historiques, à Haus Khas Village ou au Lodhi Garden… Je vais, par exemple, souvent manger dans un resto, Basil & Thym, où la cuisine européenne est concoctée par des femmes d’officiers de l’Air Force.

J’oubliais, traditionnellement, on mange avec la main droite (la gauche étant réservée à des usages impurs).

Dernière chose et pas la moindre, nous, agents de l’Ambassade, avons la chance d’avoir à notre disposition une petite coopérative avec des produits alimentaires français (foie gras, rillettes, fromages, saucisson, confiture bonne maman, biscuits et même des fraises Tagada !!!). C’est bon pour notre estomac mais pour le moral aussi.

08 février 2005

Crêpe Party & Sting concert

Petite crêpe party dimanche: en tant qu'Ambassadeur de la crêpe, je peux vous assurer que les crêpes de Steevy ont encore une fois été réussies!!! ça fait du bien de retrouver le parfum de sa Bretagne du Sud natale autour d'un verre de cidre!

Photosting5 Et pour finir en beauté cette journée, Sting était au programme le soir: il donnait un concert de charité pour les pays victimes du Tsunami. Géant vraiment...Lolo et Steph m'envient j'en suis sûr...un bonheur d'écouter cette alternance de chansons romantiques et celles plus énergiques avec les reprises des chansons de Police dont Message in a bottle ou Roxanne. Sublime "Desert Rose" ou "sacred Love", il a d'ailleurs dédicacé cette dernière à l'Inde "because it's about sex & religion"!!!

Photosting2_2 Par contre, les indiens sont vraiment mous du genou!! Ils ne dansaient pas...bien entendu, notre petit groupe de français s'est chargé de mettre de l'ambiance et à force de leur marcher dessus, je peux vous dire qu'ils ont fini, non pas par sauter avec nous mais par s' écarter!!

Photosting4_2 Et pour ceux qui en doutaient encore...je suis une star en Inde;-)!!...j'ai eu l'heureuse surprise de découvrir ce matin dans le journal "Times of India", "page 3" dite la page du show-bizz, une photo de moi en gros plan mais 3/4 de dos, les mains levés au ciel...comme un vrai fan...avec comme commentaire : "you have to hand it to him"! La classe, non?!! Je vais essayer de vous scanner la photo rapidement...

04 février 2005

Beating Retreat

Ind1 2 jours plus tard, j’ai assisté à la cérémonie « Beating the Retreat ».  Elle commémore la tradition lorsqu’en temps de guerre, les troupes regagnaient leur camp à la tombée du soleil au son des clairons. Elle célèbre aussi la fin des célébrations du « Republic Day ». 

Différents contingents défilent avec leur fanfare et tous se rejoignent à la fin pour jouer à l’unisson. Enfin, l’hymne 29ttnws3_2« Abide with Me », un des préférés du Mahatma Gandhi, est joué juste avant que le drapeau national ne soit abaissé avec l’hymne national.

Img_0921 Et pour clore le tout, le palais présidentiel, les ministères aux alentours et le Parlement sont illuminés. Encore une fois : magnifique d’entendre les cornemuses, de voir les dromadaires en arrière-plan alignés devant le palais présidentiel et de voir ce dernier s’illuminer.

31 janvier 2005

Swastika!

Buddha Le déguisement du prince Harry en nazi, comme vous l’avez sûrement vu, a fait scandale en Europe. Et bien, ici aussi, il a fait la une des pages People. Mais surtout, il a permis aux journaux de rappeler que la croix gammée porte le nom en Inde de Swatiska mais c’est un symbole d’origine indienne qui a une toute autre signification en Asie. En sanskrit, Swastika est composé des syllabes "su" (qui veut dire bien), "asti" (qui veut dire être) et "ka" (qui est une terminaison nominale) : c’est donc un signe de bonne augure qui sert à attirer la chance, la félicité, le bonheur sur sa maison, ses biens ou sur sa personne. On le trouve fréquemment sur les portes-bonheur ou peint sur les maisons. Dans l’Hindouisme, c’est l’emblème de Ganesh, dieu à tête d'éléphant représentant du bonheur, de la sagesse et de la prospérité. Dans le bouddhisme, le svastika figure parmi les soixante cinq signes de bon augure que l'on découvre dans l'empreinte du pied du bouddha. Dans la religion indienne du jaïnisme, ses 4 branches sont supposées rappeler au croyant les 4 domaines dans lesquels l'homme peut renaître : le monde animal ou végétal, l'enfer, la terre, le monde de l'esprit.

Hitler s'est servi du svastika indien comme symbole de l'aryanisme mais ce symbole n’a jamais été utilisé par les Aryens, peuple descendu du Caucase et l'un des premiers groupes sociaux en Inde, qui est à l'origine du système des castes. C’est d’ailleurs, en réaction à cette rigidité que le bouddhisme et le jaïnisme, en ignorant ce système, se développèrent autour de l’idée de réincarnation.

T_buddhist_temple Le svastika peut être orienté de droite à gauche ou l'inverse. Chez les Indiens, cependant, le svastika qui tourne vers la gauche est un signe néfaste, nommé Sauvastika. Au Japon, le svastika tournant vers la gauche est utilisé pour noter les temples bouddhiques sur les plans de ville. Mais il n’y a aucune volonté de leur part de représenter le Sauvastika.

Ceci dit, pas facile de réhabiliter ce signe…

27 janvier 2005

Republic Day Parade

Phototroupes_6 Hier, le 26 janvier, jour férié, l’Inde fêtait son 56ème « jour de la République » qui célèbre la création de la République de l’Inde quelques mois après avoir obtenu son indépendance le 15 août 1947. On a eu le droit à un défilé sur Rajpath, un peu comme notre défilé du 14 juillet sur les Champs Elysées mais en plus folklorique !

Nt1_4 Tout d’abord, le salut du Président enfermé dans sa limousine blindée aux vitres teintées mais on voyait quand même sa main qui nous saluait ! Quand je pense à toute la sécurité mise en œuvre pour la parade, il aurait pu au moins apparaître dans une papa mobile ! Tout était interdit : tel portable, appareil photo, etc…ceci dit on peut comprendre pPhotochameau_4ourquoi quand on voit l’état de leurs portiques détecteurs de métaux ! Le défilé militaire (chars, missiles, hélicoptères, avions de chasse, troupes de l’armée de terre dont certaines en chameaux revêtus de splendides parures, l’air et la marine) était suivi d’éléphants à baldaquins, de 22 « tableaux » et de troupes de danses très colorées, le tout bien-sûr avec de belles musiques militaires et indiennes. 

Democratie_2 Les « tableaux » sont en fait des représentations « théâtrales », sur des grands chars, de différents aspects sociaux, culturels, économiques et technologiques de l’Inde. Ils sont censés représenter leur passé glorieux et leurs aspirations pour un futur « prospère et joyeux » au travers de la beauté de leur paysages, de leur héritage architectural, leur civilisation ancienne, leur diversité culturelle et leur progrès. Par exemple, certains représentaient le joli fort de Chittorgarh, le petit Etat du Sikkim, près de la chaîne de l’Himalaya, comme terre de Paix et d’Harmonie, l’importance de l’eau pour la vie dans l’Etat du Kashmir, le rôle joué par l’industrie du train, plus gros employeur mondial (plus d’1,5 millions d’employés), le Parlement et des géants bulletins de vote représentant la plus grande démocratie du monde. Au final, une vraie propagande prônant l'unité du pays autour des valeurs de mariage, de bonne gouvernance (assez marrant de voir un panneau "STOP CORRUPTION") mais aussi en mettant en avant les états indiens de l'Est, lieux de nombreux conflits.

Photodanse_2 Lors de la revue des troupes, on s’aperçoit aussi à quel point les indiens ont des traits vraiment différents selon les régions : très asiatiques dans le nord et une couleur de peau très foncée dans le Sud.

Un beau spectacle sous une journée bien ensoleillée.

21 janvier 2005

American Dream!

American20dream  Si l'actualité américaine vous intéresse, je vous suggère de consulter le blog de Libération "A l'heure américaine": http://usa.blogs.liberation.fr/.

J'ai découvert ce blog à la fin de mes 3 années d'expatriation à Houston, Texas. Leurs commentaires sur la société et la vie politique américaines sont pertinents, intéressants et drôles.

A quand le premier webblog du Journal La Tribune, Anne-Sylvaine?

20 janvier 2005

Ne soyons pas naïfs...

Imagesro Cocktail avant-hier soir à l'occasion de la venue du Président Monde de Mazars, M. De Cambourg. Petite discussion avec lui et le patron d'une grande société française dont je tairai le nom, sur le business avec les indiens: ils comprennent vite, ils sont intelligents intellectuellement mais en pratique, c long et tordu... Et à l'évocation de la lenteur des décisions, le patron de la société française lance, avec un large sourire, qu'il ne faut pas se voiler la face: "les pots de vin permettent encore de faire avancer les projets"! C'était plutôt drôle comme situation quand on sait que Mazars est leur auditeur et certifie leurs comptes. Réponse de M. de Cambourg: "Bien-sûr, je n'ai rien entendu"!! ;-)

18 janvier 2005

Kama Sutra au Ministère des Affaires Etrangères!

Kama_sutra_carvings_02_1 Pour les amoureux de littérature, et pour les amoureux tout court, le site du Ministère des Affaires Etrangères mérite d’être exploré : au détour d’un clic de mulot on y rencontre, entre autres, une excellente Foire aux Textes offrant un florilège de textes classiques en téléchargement libre de droits. Entre Alphonse Allais et Emile Zola, on y trouve notamment un certain Vatsyayana… La diplomatie n’est-elle pas, foncièrement, l’art de séduire ?

http://www.diplomatie.gouv.fr/culture/biblio/foire_aux_textes/auteurs/vatsyaya.html

17 janvier 2005

Un bordel somme toute bien organisé!

Img_0906 Depuis peu, j’ai une voiture…conduire en Inde me fait vraiment penser à un jeu vidéo : le but est de véritablement slalomer entre différents obstacles, de la voiture qui roule en sens inverse à la vache sacrée plantée au milieu de la rue, en passant par les bus et camions qui vous font des queues de poisson, les passants qui traversent la rue en toute inconscience s’estimant, j’imagine, protégés par un de leurs innombrables Dieux, les mendiants et estropiés, les pousse-pousse, les milliers de mobylettes d’1, 2, 3 voire 4 passagers, les rickshaws remplis de 10 personnes en parfait équilibre sur leurs trois roues, les barrages fortuits de la police au milieu de grande avenue ou les éléphants mais là au moins pour ce dernier, je suis en pleine admiration… C’est au final un vrai rapport de force qui se joue à une main sur le klaxon et le volant et l’autre sur le levier de vitesse (il faut oublier le clignotant !): on laisse donc passer plus gros que vous…j’ai donc acheté un 4/4 indien comme la plupart des expats. Au final, tout le monde s’évite assez facilement, surprenant ! Je ne compte plus d’ailleurs le nombre de feux rouges grillés, un peu obligé, il faut suivre le flux. En ville, à la vitesse où l’on roule, la conduite n’est pas très dangereuse, elle se réglera par un peu de tôle froissée par contre, une fois sorti de la ville, cela devient plus problématique. Lors d’un week-end, nous sommes allés à Mathura où se concentrent des convertis à Krishna, à 3 heures de voiture de Delhi…sur le trajet, un carambolage d’une dizaine de voitures, un type qui agonisait à côté de sa moto, ça a de quoi vous refroidir et vous inciter à être vigilant. Depuis que je l’ai, j’apprécie tout de même beaucoup plus la vie à Delhi, c’est un moyen de liberté qui évite de dépendre des taxis qui ne connaissent jamais votre destination ou qui ne comprennent pas l’anglais et des rickshaws qu’il faut toujours négocier.

Pour me contacter

Téléphone bureau: + 91 (0) 11 24 19 63 41

Téléphone portable: +91 98 11 66 77 73

Adresse de l'Ambassade de France en Inde:

2/50E, Shantipath, Chanakyapuri, New Delhi - 110 021 - India

16 janvier 2005

Bonne Année

Mes chers Amis,

Je tiens tout d’abord à vous souhaiter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. La tragédie qui vient de frapper l’Asie du Sud nous rappelle encore une fois ô combien la nature humaine est fragile, qu’il faut donc profiter de la Vie et ne pas hésiter à se laisser emporter par les moments heureux que nous vivons avec nos proches. Comme me l’a dit un ami, Christophe, pour ne pas le citer, je vous souhaite d’être bien entouré, soutenu si vous devez faire face à des moments difficiles.

Je m’excuse aussi de ne pas avoir donné de nouvelles depuis mon arrivée à Delhi. Ce n’est pas que je n’ai pas pensé à vous mais ces 4 premiers mois sont passés à vitesse grand V. L’installation de mon petit (plutôt grand d’ailleurs) chez moi aura été assez longue. Mes nouvelles fonctions à la Mission Economique de l’Ambassade sont très prenantes. Et le reste du temps, je l’ai consacré à la découverte de ce superbe pays et ça c’est difficile d’y résister. 

Par où commencer ? Tellement d’anecdotes à raconter, j’ai donc créé ce « blog » sur Internet où je les raconterai au fil du temps. Tellement de belles images plein la tête sur lesquelles il n’est pas facile de mettre des mots. Afin de ne pas duper votre imagination et de « rendre à Gandhi, ce qui appartient à Gandhi », j’ai mis en ligne les photos de ce passionnant pays dans ce weblog. Et c’est interactif puisque vous pouvez les commenter. Merci Alex pour cette brillante idée.

Mais, pour ne pas laisser sur votre faim, je vais quand même vous raconter quelques unes de mes impressions de la transition du pays des cow-boys à celui des Indiens !

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je peux déjà dire qu’après 3 ans d’expatriation à Houston, mes amitiés de France sont toujours aussi fortes comme j’ai pu le constater l’été dernier à Piriac sur mer, à Saint-Malo, à Paris ou à l’île de Ré. Je pense aussi avoir laissé à Houston de très bons amis que j’espère revoir. Je tiens d’ailleurs à vous remercier encore une fois pour vos cadeaux de départ, notamment les vidéos et la chanson que je ne cesse de regarder et d’écouter. Ce qui est aussi rassurant, c’est l’accueil à Delhi, la solidarité entre « délocalisés ! »…de fortes amitiés se sont déjà créées. Leur regard humaniste est vraiment une valeur commune qui est très appréciable.

Le jour de départ de l’aéroport a été pimenté : évacuation du terminal en raison d’un bagage laissé à l’abandon et des frais d’excédents de bagages qui se sont élevés à plus de 1600 euros ! Alors que de Houston à Paris, mes 2 bagages supplémentaires m’ont coûté 100$/bagages sup, les frais d’excédents sont calculés par kgs supplémentaires (40 euros/kgs sup) pour les départs sur l’Asie. Le compte est bon à raison de plus de 40 kgs de poids supplémentaires ! Cela fait cher les nouveaux clubs de golf que je venais d’acheter juste avant de partir pour profiter des prix relativement moins chers aux US, don’t you think Geraud !!!!

Qu’est ce qui peut bien ressembler à Houston lorsque vous arrivez à Delhi en septembre car à priori tout les oppose et bien ces deux villes ont au moins un point commun : la chaleur !! Les tous premiers jours de mon arrivée, il faisait plus de 40 degrés l’après-midi. Mais pas d’humidité car la mousson était terminée à Delhi. Les mois les plus difficiles devraient être de mai à juillet.

Ma première hantise était de tomber malade alors autant vous dire que j’étais très prudent les premières semaines mais à ma grande surprise, je ne l’ai pas encore vraiment été…en tout cas, pas ce à quoi je m’attendais. Et pourtant, les anecdotes qui me sont relatées à ce sujet sont nombreuses comme celle, par exemple, d’une collègue, prise de violentes crises, qui a passé une semaine à l’hôpital après avoir mangé du poisson. Il est, à ce titre, recommandé de n’en manger que l’hiver car les fortes chaleurs ne permettent pas d’assurer la chaîne du froid jusqu’à Delhi. Je suis maintenant beaucoup moins regardant…je croise les doigts. En tout cas, les plats indiens aux multiples saveurs sont excellents. Heureusement que j’aime les plats épicés car on est servi.

J’ai tout de même écopé d’une infection au pied, sûrement une piqûre d’insecte après un périple dans le désert. Heureusement que cela a coïncidé avec un de mes retours en France pour le travail car, bien qu’un médecin local m’ait soigné, cela n’avait pas désenflé au bout de 5 jours et cela s’accompagnait de forts maux de tête. Une petite intervention au scalpel et un traitement adéquat en France m’ont rapidement mis sur pied, c’est le cas de le dire !

Les premières semaines, j’ai logé dans une guest house et ensuite chez un collègue, le temps d’aménager l’appartement trouvé après en avoir visité près de 50. Les brokers se battent pour vous « aider » car les expats constituent une bonne source de revenu : ils touchent une commission d’un mois de salaire par le propriétaire et d’une moitié par le futur locataire et comme nos loyers n’ont rien à voir avec ceux des indiens… ! J’habite le quartier d’Haus Khas Enclave, dans le sud de New Delhi, à une quinzaine de minutes de l’Ambassade, sans trop de coupures d’électricité et d’eau, ni trop bruyant (pas facile avec tous les hurlements de chiens errants !). C’est un duplex, d’une maison de 2 étages, avec 2 salons, 2 terrasses et 3 chambres… bien trop grand pour moi. C’est pour cette raison que je vais déménager au 1er mars dans un appartement plus petit, dans le quartier de Defence Colony plus vivant, mais qui compte toujours 3 chambres alors je vous attends pour les occuper ! L’aménagement de l’appartement reste la partie qui prend le plus de temps. Il n’y a pas d’Ikea ici ! Les moindres achats, du lit aux ustensiles de cuisine en passant par les meubles se trouvent sur différents marchés de Delhi, sans compter le temps de négociation et les retards de livraison. Maintenant, j’ai une « maid » népalaise  qui vient 3 fois par semaine pour faire le ménage, les courses et à manger…tout le monde en a, il faut embaucher des locaux…il faut bien se l’avouer, c’est quand-même agréable. 

Delhi est une ville qui me plait bien avec ses nombreux quartiers bien espacés et beaucoup de verdure même si elle est forcément polluée par l’importante circulation. En tout cas, je la préfère à Bombay où j’ai eu l’impression d’avoir passé mon temps dans les taxis pour mes rendez-vous : tellement allongée, les trajets prenaient en moyenne une heure et j’avais le choix entre étouffer de chaleur ou asphyxier en ouvrant les fenêtres ! A revisiter car la vie nocturne est paraît-il sans aucune comparaison avec Delhi. Les habitants sont beaucoup plus libérés!! Les filles y mettent des jupes, c’est pour vous dire !…alors que Delhi reste une ville très traditionnelle mais le sari a son charme ! 

Même si la ville me semble assez sûre, quasiment toutes les maisons ont des gardiens pour assurer la sécurité le jour et la nuit mais quand vous passez dans la rue, ils sont presque tous en train de pioncer !!…Ainsi, la nuit, on entend des sifflements stridents effectués par d’autres indiens dont l’objet consiste à réveiller les gardiens!!! Il faut bien embaucher cette population de plus d’1 milliard de personnes !

Ce qui est frappant dans ce pays, abstraction faite de la pauvreté, c’est le regard enjoué, jovial des indiens, ils ont toujours le sourire, même lorsque vous avez failli les écraser en voiture ! C’est très agréable et en plus, ça se propage aussi sur votre visage et votre moral. De plus, ils sont très ouverts, le contact est donc très facile.

La pauvreté, forcément, elle est à chaque coin de rue, de nombreux indiens dorment sur les trottoirs. Les bidonvilles se mélangent avec la relative modernité des constructions…ces indiens ne semblent pas perturbés par ces grands périphériques qui se construisent autour d’eux et ne changent pas leurs habitudes…par exemple, lors d’un week-end, nous sommes allés en moto près de la rivière Yamuna près de Delhi. A peine sorti de la route, vous vous retrouvez dans un village de pêcheurs et d’agriculteurs composé de vieilles huttes en paille…et toujours un accueil formidable même si l’on se sent parfois mal à l’aise devant leur regard qui nous dévisage. En tout cas, la rivière très polluée ne donne vraiment pas envie de manger leur poisson !

Le travail est, de loin, ce qui me prend le plus de temps. Alors que la vie indienne semble fonctionner au ralenti, l’économie, elle, est en plein boom. Pour ceux qui auraient oublié ce que je fais et ils sont nombreux, non ?! Un bref rappel : je suis attaché commercial à la Mission Economique de New Delhi auprès de l’Ambassade de France pour les Technologies de l’Information et de la Communication et aussi pour le secteur énergétique. Concrètement, me direz-vous : J’aide les sociétés françaises de ces deux secteurs à investir ici en leur cherchant des partenaires, clients potentiels, en leur donnant une vision la plus objective possible des opportunités et contraintes du secteur, etc…J’écris aussi beaucoup de notes pour l’administration sur les enjeux des secteurs comme la politique indienne sur la sécurité d’approvisionnement énergétique, l’outsourcing dans les services IT, la coopération entre nos pays, etc… Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a de quoi faire : les demandes d’entreprises et les visites ministérielles, de PDG de sociétés françaises implantées ici et de journalistes s’enchaînent. Il m’a donc fallu prendre mes marques au plus vite et je le fais avec plaisir car c’est vraiment captivant à l’heure où la Chine et l’Inde sont scrutés par le monde entier. Alors que l’on ne regarde que la thématique des délocalisations dans les IT, le pays est en pleine transformation et a un besoin énorme d'infrastructures énergétiques, routières, aéroportuaires, etc…mais tout est lent. La démocratie qu'on ne peut que saluer joue contre la mise en oeuvre rapide des projets...on ne peut pas tout avoir!

Et puis, à coté de ça, il y a un besoin essentiel de prendre l'air en dehors de Delhi. La pollution, le grouillement de personnes autour de vous, le brouhaha permanent peuvent vous rendre le quotidien éprouvant! Et les récits entendus comme les photos aperçues chez les uns ou les autres sont de véritables invitations aux voyage : les couleurs, la beauté des paysages et des indien(ne)s, les anecdotes assez surprenantes. Les destinations ne manquent pas : le Kerala, le Rajasthan, le Ladakh, pour les plus connues mais ce pays recèle plein d’autre trésors. Les échanges humains et culturels sont d’une richesse incroyable, autre qu’au pays des hamburgers ! Petite parenthèse, les Mc Do d’ici sont dégueulasses, ça ne veut pas dire non plus que ceux de France ou de Houston étaient bon non plus ! Encore une fois, vous êtes les bienvenus. Si je m’en tiens aux promesses de voyages en Inde des uns et des autres, alors normalement, je n’ai pas de souci à me faire, n’est ce pas ?!!! En espérant que ce ne soit pas comme à Houston !

J'ai déjà pu découvrir les villes de Bikaner et Deshnoke et le désert de Thar dans le Rajasthan pendant le week-end de Diwali (cette fête célèbre le retour de Rama dans son royaume avec sa femme Sita, toutes les maisons sont illuminées et les feux d’articice, pétards retentissent dans les villes). Après une nuit de train, on a découvert un superbe palais du XVIème siècle à Bikaner. Nous avons ensuite fait un safari en dromadaire dans le désert de Thar avec 2 nuits à la belle étoile :  un régal de dîner et chanter au coin du feu avec nos guides indiens, un rêve de contempler les étoiles au milieu du désert, un bonheur de côtoyer les locaux des villages que nous traversons mais par contre un calvaire pour nos petites fesses d’être à dos de chameaux malgré des selles rembourrées de couverture. Puis, visite à Deshnoke du Temple de Shri Karni Mata ou temple des rats sacrés. D’après la légende, les enfants d’une caste de la région se réincarnaient en rats, ce qui explique la dévotion dont ceux-ci font l’objet. C’est assez drôle de voir ces charmantes petites bestioles se balader entre vos pieds et d’aller se régaler de lait et de petites boulettes de je ne sais quoi dans la gamelle où sont faites les offrandes !

J'ai aussi navigué dans la baie de Bombay sur un vieux dériveur, leur yacht-club se résumant à une dizaine de ces petites merveilles. Le coucher de soleil sur l’India Gate et le l’hôtel Taj Mahal valait son pesant d’or.

Enfin voilà, c'est dépaysant, voire même envoûtant, comme je le souhaitais.

Comme certains me l’ont dit lors de mon retour en France en novembre dernier, je semble plus épanoui que lorsque j’étais à Houston. Je ne peux pas contredire !

N’oubliez pas de consulter et de commenter mon blog dans lequel j’approfondirai certains sujets évoqués ici mais où je raconterai aussi d’autres histoires au fil de mes découvertes et de mon quotidien qui ne manque pas de piment !

Je pense à vous tous même si je ne donne pas de mes nouvelles très souvent et je vous attends pour vous faire découvrir la beauté de l’Inde.

Je vous embrasse tous très fort.

Don’t forget :  enjoy life !

Amitiés,

Stéven

juin 2005

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